Musée National Eugène Delacroix

Meuble à peinture

@ RMN / F. Raux

MD 2002-265
XIXe siècle
Acajou, bronze doré
Don Société des Amis du musée Delacroix, 2002
H. 0,685 m ; L. 0,550 m ; Pr. 0,400 m

Ce meuble à peinture se compose de deux tiroirs ornés de motifs en bronze avec sur le plateau supérieur un espace de rangement pour les godets et les pinceaux. Le musée conserve un second meuble à peinture, d’un bois plus simple, également à deux tiroirs munis de poignées léoncéphales, les pieds en x et dont l’entrejambe est en bois tourné. A l’origine, l’un et l’autre devaient être de simples tables, dites "travailleuses" ou "chiffonnières", que l’on trouve fréquemment dans les intérieurs bourgeois de l’époque de la Restauration ou de l’Empire. Elles auraient été aménagées en meubles à peinture.

 

Le testament de Delacroix

Dans son testament, dicté à son notaire dix jours avant sa mort, Delacroix avait exigé que soit mis en vente publique aux enchères tout ce qui lui appartenait (meubles compris) et qui se trouvait soit à Champrosay, soit à Paris, une fois mis de côté les objets légués à ses parents et amis.

Ainsi furent dispersés, le mardi 1er mars 1864, à l’atelier de la rue de Furstenberg, les plâtres, chevalets, ustensiles et objets d’atelier dont la liste figure dans l’inventaire établi entre le 22 août et le 29 septembre 1863. Aucun meuble à peinture n’apparaît dans le relevé du cahier manuscrit du procès-verbal de la vente (conservé au musée national Eugène Delacroix), l’artiste les ayant confiés à ses proches. Celui-ci provient peut-être de la famille Riesener.

A Léon Riesener, son cousin, Delacroix avait en effet légué "une somme de vingt mille francs, et toute propriété de (sa) maison de campagne de Champrosay, avec toutes ses dépendances et tous les meubles meublants et garnissant".

Documentation

Maurice Sérullaz, Delacroix, Paris, 1989, pp. 454 - 458.

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