Musée National Eugène Delacroix

Aiguière

@ RMN / J-G. Berizzi

MD 2002-250
XIXe siècle
Céramique vernissée
Don Société des Amis du musée Delacroix, 2002
H. 0,275 m

Cette aiguière fait partie d’une paire : dotées d’une anse anthropomorphe -une sirène, rappel de la finalité de l’objet- elles portent en relief sur la panse, départagée par un motif de cordelettes, l’une un médaillon avec la face d’un homme barbu, l’autre un scarabée, soulignés d’une guirlande.

 

Le goût de Delacroix pour les faïences émaillées

L’inventaire de l’appartement et de l’atelier de la rue de Furstenberg, établi à la mort de Delacroix, fait apparaître d’une pièce à l’autre un entassement assez impressionnant de pièces de mobilier et d’objets de toutes sortes où dominent les petits bronzes et les faïences décorées analogues à cette paire d’aiguières.

Inspirés des techniques et du répertoire décoratif de la Renaissance, de tels objets ont été fort prisés au XIXème siècle, surtout à partir de la redécouverte de l’œuvre du céramiste Bernard Palissy, mais leur fabrication n’est pas parvenue à égaler la qualité de son émail ni la finesse de ses productions. A l’évidence, Delacroix a aimé les presse-papiers figurant des grenouilles ou des serpents, les vases aux panses ornées de mascarons, les coupes en forme de poisson (l’une d’entre elles est au musée) et même les crocodiles en faïence !

Dans son testament, Delacroix a légué à Mme Marie-Elisabeth Boulanger-Cavé, une amie de longue date à qui il vouait, au moins au début de leur rencontre, de tendres sentiments, "deux vases en faïence, avec des cordes pour ornements".

Documentation

Henriette Bessis, "Etudes et documents : l’inventaire après décès d’Eugène Delacroix" in Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art français, 1969, n°156, p.206.

Maurice Sérullaz, Delacroix, Paris, 1989, pp. 454, 457.

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