Musée National Eugène Delacroix
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Hippolyte Poterlet
Le tournoi près des fossés du château de Steen, d’après Rubens

Hippolyte Poterlet (Paris, 1803-Paris, 1835)

© RMN / G. Blot

Hippolyte Poterlet
(Paris, 1803-Paris, 1835)

MD 2002-12
Huile sur toile
Don Société des Amis du musée Delacroix, 2002
H. 0,250 m ; L. 0,330 m

Cette petite peinture, qui a appartenu à Paul Huet, reproduit le tableau du Flamand Pierre-Paul Rubens (1577-1640), Tournoi près des fossés du château de Steen, conservé au musée du Louvre (département des Peintures). Le musée Delacroix possède une quinzaine de dessins au crayon graphite ou à la plume que Poterlet réalisa d’après des gravures des écoles flamande, hollandaise et française des XVIIe et XVIIIe siècles. Acquise en 2004, l’Etude de quatre têtes d’hommes et de deux têtes de femmes illustre en revanche une thématique bien différente.

 

Poterlet et Delacroix

Delacroix rencontra Hippolyte Poterlet en octobre 1818 alors que le jeune artiste, âgé de 15 ans, était en train de copier dans les salles du musée du Louvre un tableau italien. Les deux hommes sympathisèrent d’emblée. Selon Théophile Silvestre, lorsque Delacroix avait esquissé un tableau important, il se rendait chez Poterlet pour en discuter. En 1825, ils partirent tous deux pour Londres et travaillèrent aux côtés de Thalès Fielding, Richard-Parkes Bonington et Alexandre-Marie Colin. Grand admirateur de Rembrandt, Poterlet se rendit ensuite, en 1827, en Hollande pour copier ses œuvres. Une mort précoce, à l’âge de 32 ans, l’a empêché d’affirmer ses talents de peintre et de dessinateur.

L’œuvre de Poterlet

Ce que l’on connaît de lui aujourd’hui comprend essentiellement des copies d’après les maîtres, de la Renaissance au XVIIIe siècle. En 1827, Poterlet exposa au Salon une toile inspirée d’un roman de Walter Scott, Peveril of the Pic. En 1831, il envoya au Salon un tableau inspiré en revanche des Femmes savantes de Molière, La dispute de Vadius et de Trissotin (Paris, musée du Louvre, département des Peintures), qui fut acheté par Louis-Philippe. C’est encore Molière qui lui fournit le sujet de l’œuvre exposée en 1833 (le Malade imaginaire). Pareil intérêt devait inspirer au critique Jules Janin cet hommage posthume, paru dans L’Artiste : "Un jeune homme qui meurt en lisant le Malade imaginaire comme Molière est mort en le jouant."

Une autre copie du Tournoi de Poterlet figurait parmi les œuvres de la collection Pierre Miquel passées en vente en 2004.

Documentation

Edwart Vignot, Hippolyte Poterlet (1803-1835), un inspirateur direct de Eugène Delacroix, Paris, 1998.

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