Musée National Eugène Delacroix
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Hippolyte-Charles GAULTRON
Portrait de Delacroix, d’après l’Autoportrait peint par Eugène Delacroix et conservé aux Offices à Florence

Hippolyte-Charles GAULTRON (c. 1805 – 1878)
Portrait de Delacroix, d’après l’Autoportrait peint par Eugène Delacroix et conservé aux Offices à Florence
Huile sur toile
64 x 53 cm
Don de la Société des Amis du musée Eugène Delacroix (MD 2012-2)

Gaultron réalise ici une copie très fidèle de l’émouvant Autoportrait de Delacroix conservé à Florence, dans le Corridoio Vasariano. Le maître de Sardanapale, assez circonspect devant son effigie, n’a pas réalisé beaucoup d’autoportraits. Il offre ici une image plus inquiète et plus introspective que celle de l’Autoportrait au gilet vert (musée du Louvre).

 

Un cousin, émule de Delacroix Charles Gaultron, cousin par alliance de Delacroix, « propriétaire à Fontainebleau », a travaillé au début des années 1840 dans son atelier. Il apparaît inscrit comme son élève dans le registre des copistes au musée du Louvre le 21 juillet 1842, puis il part faire un voyage en Afrique avec son ami le médecin Hippolyte Larrey (1808-1895). Il exposa occasionnellement des natures mortes ou des paysages au Salon, en 1848, 1853 et 1861, et au Salon des refusés de 1863.

Un homme fatigué, affaibli... Pour certains, Delacroix aurait peint cet autoportrait au début des années 1840 car il porte la barbe en collier. En effet, les daguerréotypes pris par Léon Riesener, un autre de ses cousins, lors de leur séjour à Frépillon en 1842, montre le peintre avec ce type de barbe. Cependant, sur les photographies prises par Eugène Durrieu au début des années 1850, Delacroix arbore encore la même taille de barbe avec la petite remontée sur le menton. Si l’on compare cette œuvre avec l’Autoportrait au gilet vert cité précédemment, l’artiste semble plus âgé, plus fatigué et plus aminci, sans doute par l’effet de la maladie. Et même si l’Autoportrait des Offices est un tableau inachevé – c’est ainsi que Delacroix le qualifie dans son testament –, la touche y est plus vibrante, plus lâche, et fait pencher pour une datation plus tardive. L’œuvre de Gaultron retient toute l’attention par ses qualités picturales et la fidélité de restitution.

mais à la fière allure Face à cette toile, on ne peut s’empêcher de songer cette description faite par Baudelaire de Delacroix : « Tout en lui était énergie, mais énergie dérivant des nerfs et de la volonté ; car physiquement, il était frêle et délicat. Le tigre, attentif à sa proie, a moins de lumière dans les yeux et de frémissements impatients dans les muscles que n’en laissait voir notre grand peintre, quand toute son âme était dardée sur une idée ou voulait s’emparer d’un rêve. »

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