Musée National Eugène Delacroix
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Baron Antoine-Jean Gros
Chef mameluck à cheval

Baron Antoine-Jean Gros (1771-1835)

© H. Bregat/Louvre

Baron Antoine-Jean Gros
(1771-1835)

Lithographie originale
H : 36,5 ; L : 27,5 cm.
Don de la Société des Amis du musée Eugène Delacroix, 2007
MD 2007-7

 

Les débuts de la lithographie

Cette planche est issue des presses de Charles-Philibert de Lasteyrie (1759-1849). Pionnier, avec Godefroy Engelmann, de la lithographie en France, Lasteyrie se forma à Munich auprès de Senefelder, l’inventeur du procédé. Etabli à Paris en 1815, il publie d’abord pour se faire connaître une série de fac-similés de lettres autographes de Henri IV ainsi que des illustrations de botanique, histoire naturelle, des partitions, et, pour le compte de l’Etat, des reproductions de circulaires administratives. Affinant sa technique et voulant la promouvoir au rang artistique, il fit appel à partir de 1817 à des artistes confirmés comme Michalon, Vauzelle, Carle et Horace Vernet, Charlet, Jean-Baptiste Isabey et Vivant Denon. Il prêta même des pierres lithographiques à des dames de la haute société pour mieux diffuser ce nouveau procédé et asseoir sa notoriété. Ainsi réussit-il à intéresser le baron Gros qui exécuta pour Lasteyrie, en 1817, ses deux seules lithographies : Arabe dans le désert et Chef mameluck à cheval. Il s’agit d’une pièce souvent reproduite dans les ouvrages sur les débuts de la lithographie, parmi ses "incunables" pour reprendre le terme employé dans ce domaine.

Delacroix et le Baron Gros

En cela, cette lithographie est intéressante à présenter non loin des premiers essais de Delacroix dans cette technique. Mais pour le musée Delacroix, elle a surtout l’avantage d’illustrer l’œuvre d’un de ses maîtres, même s’il préféra entrer, après avoir hésité, dans l’atelier de Guérin en 1815. Delacroix manifestait encore son admiration pour Gros en 1848, dans un long article de la Revue des Deux Mondes. Par son sujet orientaliste, la fougue du cheval et la présence de l’esclave nubien, cette planche rassemble d’ailleurs un véritable faisceau de rapprochements entre l’inspiration des deux artistes.

Documentation

Michael Henker, Karlheinz Scherr et Elmar Stolpe, in De Senefelder à Daumier, les débuts de l’art lithographique, Munich, 1988, p. 222 224

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