Soeur aînée de Delacroix, Henriette épouse, en 1798, Raymond de Verninac-Saint-Maur (1762-1822) qui vient d’être successivement ambassadeur de Suède puis à Constantinople. Après leur mariage, lorsque Raymond est nommé préfet du Rhône, le couple s’installe à Lyon.
De cette époque datent le portrait d’Henriette en Diane chasseresse préparant ses traits, sculpté par Chinard, et surtout celui peint par Jacques-Louis David que Delacroix conserva jusqu’à sa mort par-devers lui (tous deux sont au musée du Louvre). A la mort de sa mère, Delacroix loge chez sa soeur et son beau-frère. La profonde tendresse qu’il éprouve pour leur fils, Charles, son cadet de cinq ans, n’améliore guère pourtant des relations devenues difficiles par de sombres histoires d’argent liées en partie à la mauvaise gestion du domaine familial de la Boixe. A la mort d’Henriette, Delacroix prend néanmoins en charge son neveu.
Lorsque celui-ci, devenu diplomate, sera emporté par la fièvre jaune au retour d’une mission à Vera Cruz (1832), Delacroix en éprouvera un profond chagrin. Le masque funéraire de Charles de Verninac est conservé au musée Delacroix.


