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Théodore Chassériau
Médée furieuse

© Laurence Baron-Callegari
© Laurence Baron-Callegari

Théodore Chassériau
(Santa Bárbara de Samaná, 1819 - Paris, 1856)
Médée furieuse
Vers 1846-1850
Huile sur papier marouflé sur toile
H.0,34 x l. 0,24 m
MD 2014-2

Le mythe de Médée, fille du roi de Colchide et magicienne, se vengeant de la trahison de son époux Jason, chef des Argonautes, en tuant les deux enfants issus de leur mariage, a longtemps hanté Delacroix. Puisant son inspiration dans la littérature antique (Euripide, Sénèque), mais aussi dans les pièces de Corneille et Legouvé, l’artiste a travaillé jusqu’à la fin de sa vie avec passion sur ce sujet, réalisant plusieurs versions peintes, celle de 1838 ayant été suivie de trois autres, de plus petit format, exécutées en 1859 (jadis à Berlin) et en 1862 (une au Louvre, l’autre dans une collection particulière).

C’est la version de 1838, dont l’exposition au Salon la même année valut un succès immédiat à son auteur , que Chassériau, grand admirateur de Delacroix, copie très fidèlement quelques années plus tard. Si la composition et la palette sont identiques, jusqu’aux dimensions à peu près homohtétiques, on observe néanmoins la touche très libre, caractéristique du style de Chassériau à partir des années 1840. Souhaitant s’éloigner de l’enseignement académique de son maître, Jean Auguste Dominique Ingres, il se tourne alors vers un langage plastique influencé par Delacroix, faisant de lui l’un des grands peintres et coloristes romantiques de son temps.

Ce tableau a appartenu au célèbre collectionneur, Paul-Arthur Chéramy.

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