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Vièle à pique

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Eugène Delacroix possèdait plusieurs instruments de musique orientaux, parmi lesquels une vièle rabâb et cette vièle à pique. Il rapporta cette vièle à pique de son voyage au Maroc en 1932.

Un peintre mélomane

La vièle à pique est un instrument répandu dans de nombreux pays musulmans. Son origine est à chercher en Asie centrale, où elle est connue sous le terme générique de kamanche. Elle appartient à la famille des instruments à cordes frottées, et se joue à l’aide d’un archet, ici disparu. Cet instrument est utilisé dans les ensembles de musique ou en soliste. Le musicien joue en position accroupie ou en tailleur, l’instrument placé à sa gauche.

Le thème du joueur de vièle à pique, qui fut une source d’inspiration pour les miniaturistes persans, l’ a été aussi pour le peintre comme en témoignent certains de ses croquis. L’instrument conservé au musée Delacroix met en évidence l’intérêt et le goût pour la musique qu’entretenait le peintre.

Souvenirs d’un voyage dans le Maroc

Eugène Delacroix chercha, dès les premières semaines de son voyage au Maroc, à réunir des objets qui lui offriraient de conserver vivaces les souvenirs éblouis de son périple de 1832, auprès de la mission diplomatique française conduite par le comte de Mornay. Il conserva l’ensemble de ces objets dans son atelier et les utilisa comme sources d’inspiration à ses tableaux marocains. Soucieux de leur préservation, il les légua au peintre Charles Cournault ; c’est le petit-fils de Charles, Etienne Cournault, qui les prêta au peintre Maurice Denis (1870-1943), fondateur du musée, pour l’exposition inaugurale, Delacroix et ses amis, en juin 1932.

Cette belle collection fut et demeura ainsi une collection de peintres.

Bibliographie

Dominique de Font-Réaulx (dir.), Delacroix, Objets dans la peinture, souvenir du Maroc, catalogue d’exposition (musée Eugène-Delacroix, automne 2014), Louvre/Le Passage, 2014