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Grand plat

tobsil

Sabre turc
kilidj

Femmes d’Alger dans leur appartement
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Eugène Delacroix possédait, dès avant son séjour au Maroc en 1832, un ensemble d’objets orientaux, acquis à Paris, ou prêtés par son ami le peintre et sculpteur Jules-Robert Auguste (1789-1850).

Il conserva l’ensemble de ces objets dans son atelier. Soucieux de leur préservation, il les légua au peintre Charles Cournault ; c’est le petit-fils de Charles, Etienne Cournault, qui les prêta au peintre Maurice Denis (1870-1943), fondateur du musée, pour l’exposition inaugurale, Delacroix et ses amis, en juin 1932.
Cette belle collection fut et demeura ainsi une collection de peintres.

Ce sabre est d’un type appelé kilidj, répandu dans l’empire ottoman et en Iran et Asie centrale. Il s’agit d’une arme de cavalerie. La courbure de la lame permet à l’arme de glisser et trancher sa cible lorsque le cavalier frappe un ennemi à pleine vitesse, cela lui évite d’être désarconné. La forme de la poignée nous indique qu’il s’agit d’un version ottomane de cette arme.

Delacroix s’inspira de ce type d’armes pour plusieurs de ses tableaux, dont Le Combat du Giaour et du Pacha, inspiré du poème de Byron (œuvre conservée au musée du Petit-Palais à Paris).

Bibliographie

Dominique de Font-Réaulx (dir.), Delacroix, Objets dans la peinture, souvenir du Maroc, catalogue d’exposition (musée Eugène-Delacroix, automne 2014), Louvre/Le Passage, 2014.