FERMER
Femmes d’Alger dans leur appartement

Corne à poudre

Lionne prête à s’élancer
Agrandir l'image

Cette corne à poudre indienne provient de la collection personnelle d’objets orientaux d’Eugène Delacroix. Le peintre l’a constituée principalement lors de son voyage au Maroc et en Algérie en 1832. Il a toutefois acquis différentes pièces avant et après son voyage sans se limiter au Maghreb. L’Inde notamment l’a beaucoup intéressé dans les années 1825-1830. Son chef-d’œuvre, la Mort de Sardanapale, peint en 1827, contient de nombreux éléments indiens (armes, architectures, bijoux).

Une poire à poudre servait à contenir la poudre des fusils utilisés avant l’invention des cartouches en métal. On chargeait alors le fusil par l’avant (la bouche). Il fallait mettre le fusil à la verticale et verser une dose précise de poudre, pousser une bourre (une boule de textile), une balle et une autre bourre. La mise à feu du fusil se faisait par un mécanisme à silex qui transmettait une étincelle via une poudre plus fine versée dans un trou à l’arrière du canon, la lumière.

Cette poire à poudre a une forme typiquement indienne. Il n’existe pas d’équivalent au Maghreb. Delacroix a pu l’acquérir de diverses manières, par exemple lors de son voyage à Londres en 1825. L’Angleterre en pleine colonisation de l’Inde regorgeait d’objets indiens et nous savons par ses lettres que Delacroix y a acheté des « curiosités ». Il y avait aussi des objets indiens en France, les ventes d’objets exotiques de l’époque, dont nous conservons les catalogues, en mentionnent.

Bibliographie

Delacroix, objets dans la peinture, souvenir du Maroc, cat exp. (Paris musée national Eugène Delacroix), Paris, 2014